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J’aurais pu vous parler comme évoqué dans le dernier message de la masturbation chez la femme moche. Mais pas ce soir (cependant je pense que ce sera le sujet d’un des prochains messages parce que j’ai à dire)… Dommage, y ayant réfléchi, j’avais même la petite blague qui amène le sujet et détend l’atmosphère… Le message aurait commencé ainsi : Je sais, je me fais rare, vous ne me voyez plus et je vous manque. Alors me direz vous : « Isa qu’est ce que tu branles ? ». Ce à qui j’aurais répondu : « Moi » J’aurais pu vous parler de mes ennuis domestiques : mon ballon d’eau chaude qui m’a lâché et mon pc qui s’est fait solidaire (et pour ce message, j’avais déjà le titre « mais qu’est ce tu vaudou doudou didon »). J’aurais pu vous parler de ma soudaine passion pour les chaines du câble (dieu du ciel, pourquoi ne m’avait pas t’on pas dit qu’il y a autant de choses risibles et pitoyable au-delà du canal 6 de ma télé). J’aurais pu… mais comme vous pouvez le constater par le rythme de mes messages ces derniers temps, proche du rythme de victoire du PSG en championnat (non, je m’en fiche du football mais je me dis qu’une vanne pareil devraient contenter mon lectorat masculin), je n’ai plus la foi. Aussi je vais plutôt vous parler de moi pour une fois (ou plutôt « encore de moi »)… de ce qu’il y a en moi (en dehors du sandwich au thon de ce midi), au plus profond de moi (oh oui allons profond). J’en ai marre ! J’ai envie de changer de travail, de partir loin au soleil, hors de France, au calme pour changer de vie, car j'étouffe. En ce moment, rien ni personne ne me satisfait, ne me fait sourire ou rire. Partout où je regarde, j’observe des choses ou des comportements qui m’agacent. Je ne comprends pas les gens et j’ai l’impression que la réciproque est vraie. Personne ne me voit vraiment tel que je suis, tout le monde calque une image sur moi et personne n’a raison. Pour mes amis, mes collègues, mon amant et ma famille, je fais (sans que cela soit réclamé) ce qu’il faut pour que tout se passe bien, j’ai fait des concessions et ravaler mes envies primaires (là ou tant d’autres laisse libre cours à leur égoïsme) pour éviter les discussions et plaire. Et j’ai l’impression que le seul résultat que j’ai obtenu est une indifférence insupportable J’en ai marre de proposer des choses à certains amis qui, si je ne leur proposerai rien, ne me verraient pas. J’en ai marre des gens de ma famille qui, si je ne leur donnais pas de nouvelles, ne m’en demanderaient jamais. Et j’en ai marre d’écouter les autres et que personne ne m’écoute. De donner des conseils et de ne jamais en recevoir… Oui je vis ma crise de la quarantaine en avance (à moins que soit celle de la trentaine en retard). J’ai la tête qui bouillonne de pensées, j’ai l’estomac remplit d’un feu de colère… mais j’ai l’impression d’avoir la poitrine prise dans un gros morceau de glace. Après en avoir discuter avec Enzo qui reste quand même le seul avec qui je peux parler et le seul qui me porte un réel intérêt (en dehors de vous), j’ai décidé d’officiellement suspendre ce blog… temporairement (en gros le rythme des messages restera très faible mais au moins vous êtes prévenus !), de me consacrer à moi, de ne plus relancer mes amis mais les laisser venir vers moi, de me changer les idées et de commencer à chercher un travail ailleurs. A un de ces jours dans un prochain message…. ou plus jamais (quel suspense) !
Comme je vous l’ai déjà dit, mon bureau est situé juste en face de « l’espace détente » (une machine à café, deux tables hautes, quatre tabourets de bar). Cet après midi, constatant une légère baisse de régime( je cravache pour la fin de mois), je me levais pour aller cherche un café. L’espace détente était vide. Je choisis mon café et me lançait dans mon habituel mouvement, la pièce tombe suivit de près par la chute d’un gobelet que je retire prestement pour mettre mon mug à sa place (oui, je préfère boire dans mon mug que dans gobelet en plastique parce que je trouve que cela donne un gout au café). Comme neuf fois sur dix, je n’ai pas été assez rapide et le café a commencé à couler alors que mon mug n’était pas totalement en place… avec pour résultat presque invariable, une projection de café burlant sur ma main. Posant une serviette sur l’une de tables, j’y déposais mon mug avant de me diriger vers les toilettes histoire de laver ma main éclaboussée. Cela ne me prit qu’une minute tout au plus. Je fus donc surprise de voir l’espace détente occupé par une dizaine de collègues alors qu’un instant auparavant il n’y avait personne ! Je compris en regardant la pendule : 16h00. Travaillant seule depuis longtemps, je ne suis pas habitué à cet instinct grégaire du « on va déjeuner ? on va prendre un café ? ». L’espace détente, véritable point d’eau de la jungle du travail était maintenant remplie d’un petit troupeau. Beaucoup sont réglés comme du papier à musique : arrivée 9h05, café 9h10, bureau 9h30, repas 12h00, retour 12h50, café 13h00, bureau 13h15, café 16h00, bureau 16h15, rentrer chez soit 18h00. Quelques modulations : ceux qui mangent à 13h00, ceux qui fument, etc… Vous n’imaginez pas comme la simple connaissance des « horaires de pointes » me facilite la vie. Par exemple, je fais mes « grosses » courses le samedi par obligation mais j’y vais soit à l’ouverture des magasins (peu de monde mais malheureusement souvent aussi peu de caisses) soit vers midi (moins de monde à l’heure du repas). Autre exemple, quand je mange à la cantine de l’entreprise, j’y vais un peu avant midi : plus de choix, moins d’attente, plus de place. En plus de me faciliter la vie, cela me permet de contenter ma misanthropie (croyez moi, il ne vaut mieux pas un jour que j’accède au statut de déesse toute puissante car j’exterminerai sur le champ plus de 95 % de la population mondiale). Je me faufilais entre les gens pour aller chercher mon mug afin de le boire tranquillement dans mon bureau. Mais une fois la tasse en main, je me retrouvais coincée entre la moitié du pool secrétaire finance (les gazelles, réunies en troupeau autour d’une table) à ma droite et quatres cadres sup’ de la RH (les fauves carnivores bruyant et individualistes se tirant la bourre pour être les premiers à satisfaire leur besoin d’excitant caféiné) à ma gauche. J’ai essayé de déborder les secrétaires par la droite, par le chemin le plus facile (et le moins dangereux) mais peine perdue… Elles ne remarquèrent pas ma présence et ne se poussèrent donc pas. N’étant pas spécialement pressée, je restais à ma place, m’asseyant sur le dernier tabouret libre pour attendre la migration vers les bureaux en feuilletant le journal interne de février qui trainait là (et qui avait servit de repose gobelet à nombre de personnes si j’en jugeais par le nombre de ronds de café séché qui décoraient sa couverture). Les secrétaires papotaient de tout (le dossier « Dupont ») et de rien (un nouveau rimmel) et quand Mademoiselle V. prit la parole, elle baissa subitement le volume sonore. Ce qui me poussa à tendre l’oreille pour écouter ce qu’elle racontait. Si j’ai bien compris, « un cadre relativement haut placé de la boite (arf je n’ai pas saisi le nom, elle a du le dire au début) avait été surpris fortuitement par un employé en train de se masturber (je présume car pour ce mot elle est passé sous la barre de l’audible) dans les toilettes, pantalon sur les chevilles ». Pour répondre à la question de Mademoiselle S., qui se disait choquée (ce qui est difficile pour moi à croire tant elle a une réputation sulfureuse), Mademoiselle V. ajouta « il (l’employé) a ouvert la porte d’une cabine, la pensant vide, et il s’est retrouvé en face de l’autre (arf pourquoi ne redit tel pas le nom du fautif), le sexe (ok elle n’a pas employé ce mot mais je trouvais que « bite » ça faisait vulgaire pour un blog de classe comme le mien.. ah zut je l’ai dit.) à la main ». Gloussement de rires des gazelles à l’énonce du mot « sexe » (oui enfin du mot que je ne dirais plus) sauf de Mademoiselle S. (qui pourtant à eu plus que le mot à la bouche). A se demander si l’adepte d’Onan dont je ne connais pas le nom ne serait pas son flirt du moment. 16h15, les gazelles regagnent leurs pénates. Heyyyyyyy, je veux en savoir plus moi : Et après, que s’est il passé ? Et qui c’est ? Et comment ça se sait ? Est-ce que c’est vrai ? Il ne m’est jamais venu à l’esprit de me masturber ailleurs que chez moi et surtout pas au boulot. D’abord parce que j’ai besoin de confort et de prendre mon temps et que j’aurais trop peur d’être entendue (d’ailleurs je mets de la musique quand j’ai envie) ou vue (je ferme ma porte à clé, je rabats les volets et souvent même la lumière… et parfois j’enferme même le chat dans la salle de bain pour pas qu’il ne m’observe). Je pense que ce sera le sujet d’un prochain message d’ailleurs : mon approche de la masturbation. A bientôt dans un prochain message… ou pas !
... et j'ai eu un cadeau par Enzo (qui est bien le seul à me souhaiter ma fête dans mon entourage proche : moi même je ne m'en souvenais pas). C'est long, brillant... en métal et en plastique... ça tient une femme réchauffée (chaude ?). C'est... c'est... un thermos "pour une personne"... bande de cochons. A bientôt dans un prochain message... ou paaaaaaaaaaaas !
Vous vous demandez peut-être pourquoi j’étais si longtemps absente (si vous vous en fichez, faites au moins semblant du contraire !). Les causes sont multiples. Les touts premiers jours d’absences, c’était un mélange de manque d’inspiration (c’est comme l’orgasme, quand ça vient pas, ça vient pas), de temps (la piscine le soir, les amis parfois) et d’envie. Et puis un midi, après une salade au thon (oui j’aime vraiment beaucoup le thon, voir mes premiers messages), je ne me suis pas senti bien. Au début, j’ai cru à une vague indigestion ou intoxication légère. Et c’est passé. J’ai eu une nuit un peu agitée et je me suis réveillée nauséeuse. Et paniquée… Car oui bêtement, ma première pensée fut… « Suis-je malade ? »… non, je blague : ma première pensée fut « B*rdel de m*rde… enceinte ? » Coupons court au suspense : la réponse est non mais ça aurait pu… Il y a peu de temps, j’ai opté pour le patch contraceptif. Cela a un peu chamboulé mes règles mais c’est, semble t’il, normal. Aussi ne me suis-je pas alarmée sur leur abondance moindre et sur leur léger décalage la dernière fois. Au final, je les ai quand même eues. Mais basiquement, quand une femme se réveille nauséeuse, même si elle a une méthode contraceptive, même si elle a eu ses règles il n’y a pas si longtemps, même si depuis elle n’a fait l’amour qu’une fois… la première pensée c’est parfois « enceinte ». J’ai donc acheté 3 tests de grossesses en allant au travail. Pourquoi trois… pour être vraiment sure (sur ce point je ne m’étendrais pas plus, c’est du à quelque chose de personnel). Négatif, négatif, trois fois négatif… J’étais soulagée… peut être très très très très légèrement déçue mais surtout immensément soulagée (je préviens de suite… j’ai évoqué ce passage pour rester exhaustive dans l’histoire mais je ne répondrais pas du tout sur le sujet « maternité »). L’après midi, de nouveau mal au ventre… Pas enceinte… Alors que je naviguais sur Doctissimo en hésitant entre la constipation sévère, l’occlusion intestinale et le cancer de l’estomac, la douleur disparut et mon inquiétude avec. Je dinais d’une pizza (au thon ? non au saumon !) en regardant un DVD de « Docteur House » avant d’aller me coucher vers onze heures du soir Je me réveillais trois heures après, fiévreuse avec ce mal au ventre à nouveau. Je pris un cachet d’Ibuproféne avec un verre d’eau et, n’y tenant plus, je pris le téléphone pour appeler dans l’ordre Enzo puis le 15. Enzo fut plus rapide que les pompiers mais c’est dans leur camion rouge que j’arrivais aux urgences de l’hôpital. Ma blague « appelez le Docteur House » passa inaperçue de tous, principalement parce que je la concluais de l’expulsion sur l’infirmier qui m’auscultait du verre d’eau que j’avais avalé une heure avant. « Inflammation de l’appendice iléo-cæcal (appendicite quoi) dérivant en péritonite ». Opération quasi dans la foulée… Appendice iléo-cæcal trop enflammé, obligé d’ouvrir… Appendice iléo-cæcal bizarrement positionné et biscornu, on ouvre un peu plus… Résultat : une magnifique cicatrice à l’ancienne de 8 bons centimètres plus une autre cicatrice pour le drain nécessaire après l’infection. Une raison de plus pour pas me mettre en maillot cet été sur la plage (d’ailleurs c’est le médecin qui l’a dit : pas de soleil sur la cicatrice). Je vous passe les détails du séjour à l’hôpital : la blouse hyper sexy qui laisse les fesses à l’air, la nourriture semblant pré digérée (j’en regrettais la perfusion du début qui m’a pourtant laissé un hématome de la taille d’une pièce de 2 euros), les infirmières super sympas qui vous font votre toilette les premiers jours alors que le docteur, un vieux cochon, est présent, les piqures, la douleur, les pansements, etc… Une fois sortie, plus de piscine pendant quelques temps à cause de la cicatrice. Dire que plus jeune, je faisais tout pour éviter le sport, là je n’ai qu’une hâte, c’est d’en refaire. Là je vais mieux mais je n’ai pas encore retrouvé l’envie d’écrire et l’inspiration. Donc le rythme de mise à jour va rester un peu bas. Surtout qu’au travail, je reste un peu plus tard, devant rattraper mon retard (pas de remplacement). Pour finir, Enzo m’a fait de supers cadeaux à la St Valentin (en plus du diner et des câlins) : un autre coffret de « Docteur House », un Larousse Médical de poche (« comme ça tu sauras la prochaine fois ce que tu as » m’a-t-il dit) et une tenue d’infirmière sexy pour moi et une tenue de médecin pour lui (enfin pour lui c’est juste une blouse). A dans quelques temps dans un prochain message… ou pas.
Après une courte absence, je vous annonce mon retour pour bientôt. Avec au moins une histoire (ce qui m'est arrivé pour que je sois absente ainsi !) A bientôt dans un prochain message donc (et oui c'est tout pour aujourd'hui |
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